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Idées & NationsLa revue des cultures d'Europe

Entretien avec Marta Kowalczyk, guide-conférencière en Europe centrale : lire une ville avant de la visiter

Marta Kowalczyk, guide-conférencière, décrit une pratique de guide attentive aux places, aux universités, aux cimetières et aux mémoires urbaines. L'entretien propose aussi une manière prudente de composer un voyage ferroviaire entre Cracovie, Vilnius et Prague.

VoyageEntretien

Portrait d'une guide-conférencière souriante et élégante sur une place de vieille ville d'Europe centrale
Marta Kowalczyk, guide-conférencière en Europe centrale.

Marta Kowalczyk

guide-conférencière en Europe centrale

Marta Kowalczyk accompagne des voyageurs francophones dans les vieilles villes d'Europe centrale. Elle aime faire lire une ville par ses places, ses cimetières et ses universités.

Marta Kowalczyk accompagne des voyageurs francophones dans les vieilles villes d’Europe centrale. Elle ne propose pas de collectionner des étapes, mais d’apprendre à lire une ville avant de la parcourir : une place comme archive urbaine, une université comme foyer de transmission, un cimetière comme espace de mémoire, un ancien quartier juif comme histoire à approcher sans en faire un décor. Entre Cracovie, Vilnius et Prague, elle invite surtout à ménager du temps, des silences et des retours.

Un métier qui apprend à lire les lieux

Que signifie, pour vous, « lire une ville avant de la visiter » ?

C’est refuser de considérer la ville comme un alignement de curiosités. Une ville se lit par ses formes, par les usages de ses rues et par les couches de temps que ces formes rendent visibles. Une grande place ne raconte pas seulement l’architecture qui l’entoure : elle indique souvent un ancien centre d’échanges, de décision et de rencontre. Une université rappelle que les savoirs ont leurs institutions, leurs langues et leurs circulations. Un cimetière, enfin, oblige à ralentir, parce qu’il rassemble parfois des histoires que les récits nationaux ont séparées.

Le premier geste consiste donc à situer les noms, sans les figer. Cracovie, Kraków en polonais, Vilnius, appelée Wilno en polonais et autrefois Vilna en français, portent plusieurs traditions de nomination. Lviv a également été nommée Lwów en polonais, Lemberg en allemand et Lvov en russe. Employer le nom actuel n’interdit pas de rappeler les autres, lorsqu’ils éclairent une source, une mémoire ou une période. Il importe simplement de ne pas les employer comme si le présent n’avait pas de nom propre.

Quels repères conseillez-vous de chercher avant même la première promenade ?

Je commencerais par trois questions très simples : quelle est la forme du centre, quels pouvoirs y ont laissé des traces, quelles communautés y ont vécu ? Elles évitent de réduire un lieu à une image. À Cracovie, le Rynek Główny mène vers l’histoire commerciale et civique de la ville ; le Wawel conduit vers la monarchie polonaise ; Kazimierz appelle une histoire juive dont la destruction pendant la Shoah ne doit jamais être reléguée à une note marginale. À Vilnius, la Porte de l’Aurore, l’université et Rasos donnent accès à des temporalités et à des mémoires différentes.

Pour préparer cette première lecture, je proposerais de noter quelques éléments plutôt que d’accumuler des adresses :

  • la place ou la rue où l’on commencera et celle où l’on reviendra ;
  • une institution de savoir, telle que l’Université Jagellonne ou l’Université de Vilnius ;
  • un lieu de recueillement, qui demande un autre rythme de visite ;
  • les différents noms historiques de la ville, avec leur contexte ;
  • une question à laquelle le voyage ne répondra peut-être pas entièrement.

Cracovie, une ville d’entrée

Pourquoi Cracovie peut-elle constituer une bonne ville d’entrée pour ce type de voyage ?

Cracovie offre des repères particulièrement lisibles, à condition de ne pas les consommer à la hâte. Son centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978. La ville permet de relier, dans un espace relativement proche, une grande place médiévale, une ancienne résidence royale, une université fondée le 12 mai 1364 et l’histoire de Kazimierz. Ce voisinage n’efface pas les différences entre ces lieux, mais il rend possible une première expérience de la pluralité urbaine.

Je commencerais volontiers par le Rynek Główny, sans faire de la place un simple point photographique. Cette place, issue de la refondation urbaine de 1257, mesure environ deux cents mètres de côté et compte parmi les plus grands marchés médiévaux d’Europe. La Halle aux draps, ou Sukiennice, a connu une forme gothique au XIVe siècle, des remaniements à la Renaissance, puis une rénovation qui a donné sa façade actuelle entre 1875 et 1879. Ces transformations suffisent à rappeler qu’un monument n’est pas toujours l’œuvre d’un seul moment.

Comment parler de Kazimierz sans le transformer en décor ?

Il faut commencer par son histoire propre. Kazimierz fut une ville indépendante, fondée en 1335 par Casimir III. Une importante population juive s’y établit à partir de la fin du XVe siècle. La communauté fut détruite par l’occupation allemande et par la Shoah, entre 1939 et 1945. Ces éléments imposent une parole sobre : le quartier ne se résume ni à un passé pittoresque ni à une ambiance contemporaine.

Un guide peut faire remarquer les traces urbaines et ouvrir des questions sur les continuités interrompues, mais il ne doit pas fabriquer une proximité artificielle avec l’histoire des victimes. Les voyageurs peuvent lire sur place, écouter, revenir et reconnaître ce qu’ils ne savent pas. Pour prolonger cette réflexion dans un cadre comparatif, Cracovie, Lviv et Vilnius, villes de mémoire propose un autre parcours de lecture entre ces espaces urbains.

Vilnius et la mémoire des communautés

Par quel seuil entrer dans Vilnius ?

La Porte de l’Aurore offre un seuil au sens propre comme au sens intellectuel. Les fortifications de Vilnius commencèrent à être édifiées à partir de 1503 et furent achevées vers 1522. L’icône vénérée dans sa chapelle date du XVIIe siècle. Ce lieu permet donc de parler à la fois de défense urbaine, de passage et de pratiques de dévotion, sans confondre ces dimensions.

Ruelle pavée de la vieille ville de Vilnius bordée d'arcades universitaires aux murs ocre, feuilles d'automne au sol
Une ruelle de la vieille ville de Vilnius, à proximité des bâtiments de l'université.

Il ne faut pas en déduire que Vilnius serait une ville uniforme ou parfaitement réconciliée avec toutes ses histoires. Au contraire, elle appelle une attention particulière aux récits polonais, lituaniens, juifs et, selon les périodes et les lieux, à d’autres présences. Dire cette pluralité ne consiste pas à distribuer des verdicts. Cela consiste à reconnaître que les mêmes rues, les mêmes établissements et les mêmes cimetières peuvent être porteurs de mémoires différentes.

Quelle place donner à l’Université de Vilnius ?

L’Université de Vilnius fut fondée en 1579 : l’acte d’Étienne Báthory est daté du 1er avril 1579, puis une confirmation papale intervint le 30 octobre de la même année. Ces repères permettent de mesurer la profondeur historique de l’institution. Dans un parcours, elle aide à penser Vilnius comme lieu d’études et de transmission, et non seulement comme centre monumental.

Comparer cette fondation avec celle de l’Université Jagellonne, en 1364, peut être utile si l’on évite les hiérarchies mécaniques. Les deux villes se lisent alors à travers leurs institutions savantes, dans une région marquée par les liens entre la Pologne et la Lituanie. L’Union de Krewo fut conclue le 14 août 1385 ; l’Union de Lublin, le 1er juillet 1569, donna naissance à la République des Deux Nations, qui dura jusqu’en 1795. Ces faits structurent un arrière-plan commun, mais ne suppriment pas la singularité de chaque mémoire urbaine.

Comment évoquer l’histoire juive de Vilnius avec justesse ?

On peut rappeler que Vilnius est parfois appelée « Jérusalem du Nord » et que le Gaon de Vilna, qui vécut de 1720 à 1797, appartient aux grandes figures associées à son histoire juive. Les Juifs formaient environ un tiers de la population avant la Seconde Guerre mondiale. La communauté fut presque entièrement anéantie entre 1941 et 1944. La formulation exige de tenir ensemble l’importance culturelle de cette présence et la catastrophe de sa destruction.

Un bon parcours ne cherche pas à produire une émotion obligatoire. Il donne des repères, distingue les périodes, évite d’employer un passé brillant comme compensation à l’anéantissement. Il peut aussi rappeler que les mots « communauté » et « mémoire » ne désignent pas des ensembles immobiles. Ce sont des histoires de personnes, de langues, de pratiques religieuses et de lieux, dont la connaissance reste toujours partielle pour un visiteur de passage.

Pourquoi inclure Rasos dans cette lecture de Vilnius ?

Le cimetière Rasos, créé en 1801, invite à une autre manière de relier les histoires. Le cœur de Józef Piłsudski y fut inhumé en 1936, près de la tombe de sa mère. Ce fait, associé à la mémoire polonaise de Wilno, ne doit ni être escamoté ni être présenté comme une clé unique de la ville. Il est un élément parmi d’autres d’un paysage mémoriel complexe.

C’est précisément dans les lieux funéraires que la prudence devient indispensable. On y parle moins fort, on explique davantage le contexte, on renonce à conclure à la place de ceux dont les héritages demeurent sensibles. La fiche UNESCO du centre historique de Vilnius fournit un repère institutionnel sur le périmètre inscrit depuis 1994 ; elle ne remplace pas le travail d’attention aux mémoires qui se croisent dans la ville.

Composer un voyage de ville en ville

Comment penser un itinéraire entre Prague, Cracovie et Vilnius sans en faire une course ?

Je le penserais comme une succession de villes, et non comme une ligne droite. Prague peut ouvrir le voyage par l’expérience d’une grande capitale d’Europe centrale, Cracovie offrir ensuite une première lecture polonaise articulée autour de la place, de l’université, du Wawel et de Kazimierz, puis Vilnius déplacer le regard vers la Lituanie et les mémoires de Wilno. Entre ces étapes, les changements de train font partie du voyage : ils rappellent que les territoires ne se franchissent pas tous à la même vitesse. Pour situer ce rythme dans un projet plus large, notre guide du voyage culturel en train propose une méthode d’itinéraire.

Le plus important est de prévoir des journées sans transfert. Une arrivée ne donne pas immédiatement accès à une ville : il faut prendre le temps de retrouver ses repères, de marcher autour d’un même quartier, de revenir le lendemain là où l’on était passé trop vite. Les horaires, les travaux et la saison peuvent modifier les possibilités ferroviaires. Un itinéraire sérieux reste donc souple et vérifie les informations directement auprès des opérateurs.

Pour composer un parcours sans le figer, je retiendrais quelques principes :

  • prévoir des journées sans transfert entre deux villes ;
  • vérifier les horaires directement auprès des opérateurs avant le départ ;
  • tenir compte des travaux et de la saison, qui peuvent modifier les possibilités ferroviaires ;
  • accepter les correspondances comme un temps du voyage, par exemple à Mockava ou à Šeštokai entre Varsovie et Vilnius ;
  • ne pas présenter Rail Baltica comme une liaison continue déjà en service en 2026.

Quels repères ferroviaires sont utiles sans promettre un parcours immuable ?

European Sleeper publie pour 2026 un service entre Bruxelles-Midi et Prague hl.n., via Berlin, certains jours de la semaine. L’opérateur distingue ce service de ses relations entre Paris-Nord et Berlin Gesundbrunnen, également programmées certains jours. Il ne faut pas confondre European Sleeper, opérateur privé, avec Nightjet, le réseau de trains de nuit des ÖBB. Les pages de Nightjet mentionnent notamment Vienne, Berlin, Bruxelles, Amsterdam, Zurich et plusieurs autres destinations, tout en précisant que leur liste n’est pas exhaustive.

Pour aller plus loin vers l’est, la relation entre Berlin et Varsovie est annoncée, pour environ cinq heures trente à six heures. Entre Varsovie et Vilnius, la liaison coordonnée par PKP Intercity et LTG Link impose un changement à Mockava ou à Šeštokai, du fait des écartements différents ; elle est annoncée pour environ huit heures trente à neuf heures trente, sous réserve de vérification. On ne doit pas annoncer Rail Baltica comme une continuité ferroviaire déjà en service : le projet ne l’est pas de manière continue en 2026.

Allée pavée d'un ancien cimetière d'Europe centrale entre des tombes de pierre moussues, feuilles d'automne
Un cimetière ancien d'Europe centrale : l'un de ces lieux où se lit la mémoire d'une ville.

Pour les liaisons de nuit et leurs précautions d’usage, on se reportera à notre dossier sur les trains de nuit en Europe en 2026.

Conseils pour un premier voyage

Quel serait votre premier conseil à des voyageurs francophones découvrant ces villes ?

Je leur dirais de choisir peu de lieux et de leur donner du temps. Le désir de tout embrasser vient souvent de la peur de manquer, mais il conduit à ne retenir qu’une succession d’images. Mieux vaut consacrer une matinée à comprendre la relation entre le Rynek Główny et les rues de Cracovie, ou revenir une seconde fois vers la Porte de l’Aurore, que de cocher une longue liste de monuments.

Cette lenteur rend aussi les conversations plus honnêtes. Une ville n’est pas un manuel qui délivrerait une leçon sans ambiguïté. Les histoires polonaise, lituanienne, juive et ukrainienne se rencontrent parfois dans les mêmes régions, mais elles ne se résument pas les unes aux autres. Un visiteur n’a pas à arbitrer : il peut écouter les contextes, distinguer les périodes et admettre ce qui lui échappe.

Qu’en est-il de Lviv dans un entretien consacré aux villes de mémoire ?

Lviv mérite d’être évoquée pour son patrimoine, mais non comme une étape de voyage à recommander. Son ensemble du centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998. La fondation de la ville est traditionnellement située vers 1256 et associée à Danylo de Galicie-Volhynie, avec une date considérée comme moins certaine. Le droit de Magdebourg lui aurait été accordé en 1356 par Casimir III de Pologne.

La place du Marché, ou Rynok, comprend des maisons reconstruites après les incendies de 1527 et de 1571 ; la tour de l’hôtel de ville date de 1851 à 1854. La cathédrale Saint-Georges est un édifice baroque-rococo construit entre 1744 et 1760 par Bernard Meretyn, ancien siège des métropolites gréco-catholiques, dont le siège fut transféré à Kyiv en 2005. Le cimetière Lytchakiv, fondé en 1786, rassemble notamment des tombes polonaises, ukrainiennes, arméniennes et juives. Toutefois, France Diplomatie déconseille formellement tout déplacement en Ukraine, quel qu’en soit le motif : il convient de s’en tenir à ses conseils officiels, sans transformer ces données patrimoniales en invitation au voyage.

Garder les mémoires ouvertes

Comment parler de mémoires multiples sans donner l’impression de tout relativiser ?

La nuance n’est pas l’effacement des faits. Lorsque les sources établissent une date, une fondation ou une destruction, il faut le dire nettement. Ainsi, la Confédération de Varsovie, conclue le 28 janvier 1573, institua une paix religieuse dans le cadre de la République des Deux Nations. De même, la destruction de la communauté juive de Kazimierz durant l’occupation allemande et la Shoah doit être nommée sans détour. La nuance intervient lorsqu’il s’agit de comprendre ce que des lieux signifient aujourd’hui pour des mémoires différentes.

Le rôle du guide n’est pas de trancher les querelles de mémoire polono-lituaniennes ou polono-ukrainiennes. Il est d’expliciter les termes, de dater les changements de souveraineté ou d’institution quand les sources le permettent et de signaler qu’un même lieu a pu être vécu, nommé et raconté de plusieurs façons. Cette méthode demande plus de précision que les formules générales, et non pas moins.

Quels conseils résumeriez-vous à la fin du parcours ?

Je retiendrais que le train n’est pas seulement un moyen de déplacement, que les villes se comprennent par retours successifs et que les mémoires ne sont pas des objets décoratifs. Cracovie, Vilnius et Prague peuvent former un ensemble de voyage cohérent si l’on accepte les distances et les différences. Lviv, elle, demeure un horizon patrimonial à étudier avec les sources disponibles, tout en respectant strictement les recommandations de France Diplomatie.

Moment du voyage Conseil de lecture Précaution utile
Avant le départ Choisir une question historique par ville Vérifier les horaires ferroviaires auprès des opérateurs
À Cracovie Relier la place, l’université, le Wawel et Kazimierz Ne pas réduire Kazimierz à une image de quartier
À Vilnius Croiser Porte de l’Aurore, université et Rasos Présenter les mémoires sans les hiérarchiser
Entre les villes Prévoir le train comme un temps de transition Garder des marges pour les correspondances et les travaux
Face aux lieux mémoriels Nommer les faits établis avec sobriété Renoncer aux conclusions rapides
À propos de Lviv Étudier son patrimoine dans les sources Consulter les conseils de France Diplomatie et ne pas prévoir de déplacement

Au fond, lire une ville avant de la visiter ne signifie pas arriver avec un savoir clos. Cela signifie arriver préparé à regarder, à contextualiser et à corriger ses premières impressions. C’est peut-être la meilleure manière de faire d’un parcours entre Europe centrale et espace baltique non une collection d’étapes, mais une expérience de l’histoire dans les formes mêmes de la ville.

Questions fréquentes

Quand l'Université Jagellonne a-t-elle été fondée ?

L'Université Jagellonne a été fondée le 12 mai 1364. Elle constitue un repère majeur pour comprendre la longue histoire intellectuelle de Cracovie. Sa présence permet de lire la ville au-delà de ses seuls monuments royaux.

Pourquoi Vilnius est-elle parfois appelée « Jérusalem du Nord » ?

Vilnius est parfois surnommée « Jérusalem du Nord » en raison de l'importance historique de sa vie juive. Le Gaon de Vilna, né en 1720 et mort en 1797, est l'une des figures associées à cette réputation. Les Juifs formaient environ un tiers de la population avant la Seconde Guerre mondiale et la communauté fut presque entièrement anéantie entre 1941 et 1944.

Le centre historique de Cracovie est-il inscrit au patrimoine mondial ?

Oui, le centre historique de Cracovie est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978. Celui de Vilnius y est inscrit depuis 1994. L'ensemble du centre historique de Lviv a été inscrit en 1998.

Peut-on rejoindre Vilnius depuis Varsovie en train ?

La liaison entre Varsovie et Vilnius associe PKP Intercity et LTG Link. Elle implique un changement à Mockava ou à Šeštokai, en raison de la différence d'écartement des voies. Les horaires et les conditions de correspondance doivent être vérifiés auprès des opérateurs avant le départ.

Que faut-il savoir si Lviv est évoquée dans un voyage culturel ?

Lviv possède un centre historique inscrit par l'UNESCO depuis 1998. La ville est traditionnellement associée à une fondation vers 1256, liée à Danylo de Galicie-Volhynie, mais cette date demeure moins certaine. France Diplomatie déconseille formellement tout déplacement en Ukraine, quel qu'en soit le motif. Pour la situation du pays, il convient de consulter ses conseils officiels aux voyageurs.

Propos recueillis par la rédaction d'Idées & Nations. Notre méthode et nos sources.